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Challenge 1 mois sans sucre

July 8, 2018

 

 

En plus de ma volonté de désaccoutumer mes papilles du goût sucré, de ne plus en être son esclave et de détoxifier mes intestins et mon corps, une de mes motivations pour ce challenge était de passer en revu les étiquettes d'un maximum de produits industriels salés et de lister tous ceux qui contiennent du sucre.

 

Le déclic ? Lorsque je suis rentrée des courses avec 3 boites de 16 Kinder Bueno alors que j'étais initialement partie pour acheter un ingrédient manquant à une recette. Une fois les 3 boites encombrantes rangées (difficilement) dans mon placard, une question s'est naturellement posée à moi : "pourquoi ai-je acheté cette m****?"


Ma réponse fut "une promotion 2 achetées une offerte, je ne pouvais pas passer à côté de ça !", et l'autre partie de moi répondit : "pourquoi avoir acheté en promotion si je n'en n'avait pas besoin?".  

 

Il y avait 2 solutions possibles : soit je suis la cible facile des grandes surfaces : la ménagère qui se laisse avoir par ses envies et par les promos, soit je suis addict au sucre.. ou  peut être les deux ?
 

 

Peut-on être addict au sucre ?

 

Définition de l'addiction selon le Larousse Médical : "L’addiction est un processus par lequel un comportement humain permet d’accéder au plaisir immédiat tout en réduisant une sensation de malaise interne. Il s’accompagne d’une impossibilité à contrôler ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives." 

 

Nous pouvons donc être dépendant au sucre. Comme une drogue, il active le circuit de récompense par le réseaux dopaminergique, il peut avoir des effets néfastes pour notre corps, et on peut en ressentir le manque (qui peut avoir un impact sur notre humeur comme l'irritabilité, etc).
Mais : je n'aime pas l'emploi de ce terme comme s'il s'agissait d'une fatalité et de quelque chose d'irréversible. Comme si on se conditionnait dans une case, et qu'il fallait s'en accommoder.

Une seule règle : NE JAMAIS SE CONDITIONNER DANS UNE CASE : VOUS AVEZ LE POUVOIR DE CHANGER LES CHOSES !

 

 

Peut-on être addict aux édulcorants ?

 

Il a été prouvé que les édulcorants, de par leur goût sucré, activent les mêmes mécanismes que le sucre au niveau du cerveau. Il n'est donc pas rare de voir des personnes qui ne consommaient pas de sucre, en devenir accro suite à une consommation répétitive d'édulcorants. Ces derniers étant vendus comme "0 calorie", on aura tendance à traduire cette appellation par : "consommation illimitée", sans connaissance de cause (autant sur leur risque addictif que sur leur risque cancérigène)

 

 

Est ce le goût sucré qui rend addict ?

 

Après avoir activé le circuit de la récompense via les papilles gustatives de la langue, le sucre réactive une seconde fois le réseau dopaminergique via les récepteurs au glucose cérébraux dans le sang. Un double effet, bien plus important, qui survient 10 à 15 minutes après l'ingestion. 

Pas besoin nécessairement d'un goût sucré pour créer une dépendance : tous les produits industriels contenant du sucre caché consommés régulièrement participent à la dépendance au sucre à votre insu ! Même si c'est un bon conservateur et exhausteur de goût, il est surtout un bon moyen de contrôler vos choix alimentaires et votre consommation.

 

 

Pourquoi suis je addict sucre ?


Bien entendu le terme d'addiction est à prendre avec du recul, ce n'est pas parce que j'aime le sucre et que j'en ai régulièrement envie que je suis forcément addict ! Les habitudes instaurées depuis des années peuvent effectivement participer à une dépendance mais les causes sont multiples :

 

  • Emotions négatives, fatigue, stress : dans ces situations, le sucre devient une solution pour un plaisir immédiat par le goût, un réconfort par la sécrétion de dopamine associée, mais aussi un réconfort par le rapport inconscient qu'on a avec certains aliments depuis notre enfance ( des émotions et des sentiments agréables y sont associées comme l'amour, la sécurité, etc). Ce rapport est d'autant plus fort si l'enfant a toujours été habitué à être réconforté par du sucre à chaque chagrin, bobo, etc.
     

  • Production de sérotonine altérée (à cause du stress, d'un manque de sommeil, ou d'un déséquilibre de la flore intestinale, ou de pensées et d'émotions négatives). La sérotonine, appelée "l'hormone du bonheur", est un antidépresseur naturel qui est produit à 95% par nos intestins. Elle est aussi liée à l'humeur dans les 2 sens : c'est-à-dire que son taux influencerait l'humeur, mais que les pensées positives ou négatives influenceraient elles aussi son taux.
     

  • Déséquilibre de la flore intestinale, et particulièrement à cause de la prolifération d’un champignon appelé Candida albicans. Ce dernier se nourrissant de glucides, pour se développer il va réclamer du sucre à notre cerveau (eh oui, le cerveau et les intestins communiquent).


Quelle que soit la cause, la seule manière de briser cette addiction au sucre est de l'arrêter COMPLÈTEMENT, sur une durée relativement courte.

Une semaine peut suffire pour désaccoutumer le cerveau, mais au moins trois mois à un an sont nécessaires pour rééquilibrer la flore et changer les schémas de récompense inscrits depuis plusieurs années. 

 

 

Pourquoi arrêter le sucre ?

 

- il n'est pas indispensable à notre organisme (sa suppression n’entraîne aucune carence)

- il est hautement calorique (consommé en excès il surcharge le foie et sera très rapidement stocké sous forme de graisse dans les adipocytes). De plus, on parle de "calories vides", c'est à dire qu'il est dépourvu de micronutriments : vitamines, minéraux, et d'oligo-élements : zinc, ..)

- il est hautement inflammatoire et acidifiant pour l'organisme (à long terme, il participe à une multitude de pathologies : déminéralisation, ostéoporose, calcifications, arthrose, il favorise la prolifération de champignons type Candida Albicans ou de certaines bactéries).

- il fatigue le pancréas (le sucre entraîne des pics de sécrétions d'insuline qui au long terme peuvent favoriser les risques de diabète)

- il surcharge le foie (une surconsommation de sucre entraîne une congestion du foie, qui sera alors moins efficient pour toutes les autres missions qu'il a à accomplir)

- il surcharge les intestins de toxines et déséquilibre le microbiote (il favorise le développement d'une flore friande de sucre qui prend peu à peu la place de la flore "équilibrée". Une flore déséquilibrée peut aboutir à des malabsorptions, une accumulation de toxines, des carences, un état de fatigue général, une faiblesse du système immunitaire, ET AUSSI interagir avec le comportement alimentaire : dont les envies sucrées)

- il rend notre cerveau addict (il active le circuit de la récompense par la dopamine)

- il aggrave l'état de la peau (lors d’une hypoglycémie, les surrénales vont produire des androgènes ou hormones mâles pour signaler au foie qu’il doit sécréter du glucose. Les androgènes sont responsables de la production de sébum).

 

 

Mon expérience : 1 mois sans sucre ajouté

 

Après avoir allumé mon cierge rayon biscuit devant mes gâteaux préférés et après m'être recueillie dans le temple de la pâtisserie la plus proche de chez moi, je me suis donc lancé dans ce challenge 1 mois sans sucre ajouté, AMEN ! 

 

Pour ce challenge, j'ai décidé de garder les fruits occasionnellement, bien qu'ils aient le même effet que du sucre au niveau de la flore intestinale, pour le cerveau, ils ne sont pas reconnus comme des aliments réconfortants, et pour le corps ils ne sont pas acidifiants : au contraire ! De plus, toujours dans le but de déshabituer mes papilles du goût très sucré, je n'ai gardé que des fruits contenant peu de sucre (comme les fraises par exemple) et j'ai supprimé les dattes, les fruits séchés : bien qu'ils rentrent dans mon critère "sans sucre ajouté", ils restent néanmoins très sucrés en goût.

Bilan semaine 1 : la plus difficile, le petit déjeuner salé est quelque chose que j'apprécie, mais le réflexe de finir mon repas par une note sucrée est source de frustration, sans parler des photos de recettes de pâtisseries qui me font baver, et pour finir, mes proches qui mangent de bonnes profiteroles dégoulinantes de chocolat devant moi me donnent des envies de meurtre.
Bilan semaine 2 : je ne ressens plus le manque, mon caractère est moins irritable, je n'ai plus envie de finir mes repas par du sucré, je n'ai plus envie de biscuit, mais l'idée d'une bonne pâtisserie me fait toujours autant envie et l'état de ma peau s'est aggravé.

Bilan semaine 3 : aucun manque et je redécouvre le goût des aliments : je trouve le citron sucré, la carotte me parait même très sucrée, passer devant les rayons biscuits/chocolat ne me fait ni chaud ni froid, j'éprouve même une forme de dégoût, je me sens beaucoup moins fatiguée, mon caractère est bien plus stable, mais l'aspect social est toujours aussi compliqué à gérer et l'état de ma peau ne s'améliore pas. J'éprouve une grande satisfaction à avoir résisté à un buffet à volonté de pâtisseries.

Bilan semaine 4 : pas d'évolution par rapport à la semaine 3 : j'ai l'impression d'être libérée du sucre, d'être maître de mon corps et de me sentir en pleine possession de mes capacités physiques et intellectuelles. Pour ma peau qui s'est aggravée, je l'associe à 2 causes : le processus de détoxination engendre souvent une augmentation de ses effets : le corps rejette ses toxines par ses émonctoires (dont la peau), mais ce phénomène aurait du être passager, donc la cause est très certainement hormonale, ayant toujours observé une aggravation de ma peau au moment du printemps.

 

Quelques exemples de mes petits déjeuners salés :

 

  • tartine de pain beurre, pain grillé à l'huile d'olive, tartine de pain à l'avocat, tartine de pain au fromage frais et à l'avocat, pain grillé à l'huile d'olive et à la tomate, tartine de pain au fromage, tartine de pain avec un oeuf brouillé et un peu d'emmental

  • pizza 

  • bol de riz ou de millet au beurre

  • crackers salés aux graines

  • croque Monsieur maison avec du pain complet

  • omelette type tortilla espagnole

  • quiche aux légumes

  • cake salé aux olives

  • crêpe sarrasin au fromage 

  • bol de yaourt de soja (ou fromage blanc), tomates cerises, flocons d'avoine et amandes

 


Pour ce challenge 0 sucre, j'ai passé en revue les étiquettes de nombreux produits salés industriels, telle une traqueuse de sucre caché, et la liste est longue :

  • sauces toutes prêtes (vinaigrette, bolognaise, sauces tomates cuisinées, etc)

  • conserves

  • sushis

  • surimi

  • charcuterie

  • plats industriels cuisinés (carottes râpées, coleslaw, barquettes, plats congelés, soupes en briques, pizzas, etc)

  • pains spéciaux : pain de mie, pain burger, pain muffin anglais, biscottes, cracottes

  • certains biscuits apéro

 

Bilan : Les bénéfices sont tels que à ce jour j'ai envie de garder le sucré uniquement pour des plaisirs occasionnels, mais plus comme une habitude. Le plus difficile a été l'aspect social : les repas extérieurs (restaurants, brunchs, pots), et les apéros. 

Et vous, oseriez vous relevez le défi ?

 

 

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