240 cours de la Somme

33800 Bordeaux

5 place Jérôme David
33210 Langon

Tél : 07 69 10 06 75

charline.dieteticienne@gmail.com

Diététicienne Nutritionniste

N° ADELI : 339504326

  • White Facebook Icon
  • Instagram - White Circle
  • YouTube - White Circle
  • LinkedIn

Bien manger, est ce le début du bonheur ?

July 7, 2018

 

Quand je mange, j'éprouve du plaisir. Enfin tout dépend ce que je mange bien entendu, avec du céleri rave vapeur accompagné d'une petite part gourmande de rognons de porc, peu de chance d'atteindre l'orgasme culinaire contrairement à une bonne pizza ou une part de fondant aux trois chocolats. Bref, que je ressente le besoin d'un plaisir alimentaire, parce que je n'ai pas le moral ou parce que j'en ressens le besoin tout simplement, quoi de plus naturel ? L'alimentation est une source de plaisir, et elle participe à notre équilibre émotionnel. Rien ne sert de culpabiliser, et de lutter contre, il faut juste accepter cette envie.
La problématique n'est pas de se réconforter avec l'alimentation, mais plutôt quand elle devient notre unique source de plaisir, et quand ces envies émotionnelles de manger sont continuelles et inefficaces (tous les jours, plusieurs fois par jour, ou qu'elle n'est pas juste passagère à un moment de notre vie plus compliqué), cela cache quelque chose de plus profond qu'il pourra être intéressant de creuser.


NE PAS CONFONDRE BONHEUR ET PLAISIR 

 

Pour Robert Lustig (neuroendocrinologue américain spécialisé dans l'addiction au sucre) plaisir et bonheur sont deux choses totalement distinctes :

 

- leur activation est différente :

Le plaisir est matérialiste, alimentaire, sexuel, etc

Le bonheur ne dépend que de nous, de notre perception des choses, et de nos interactions sociales 

- les mécanismes physiologiques activés sont différents : 

Le plaisir dépend de la dopamine  

Le bonheur dépend de la sérotonine

- les effets sont différents :

Le plaisir active le circuit de la récompense qui est momentané, de courte durée

Le bonheur engendre une sensation bien être et de plénitude, il est de longue durée


 

LA DOPAMINE ET LE PHÉNOMÈNE D'ADDICTION

Plus on sécrète de dopamine, plus on a besoin d'une dose importante pour avoir un effet (phénomène de tolérance), ce qui peut aboutir à la dégénérescence des neurones qui auront été trop stimulés (phénomène d'addiction). De plus, la sécrétion de sérotonine se verra diminuée.   


LE PLAISIR REND DONC MALHEUREUX ?

C'est en quelque sorte un cercle vicieux : plus je suis malheureux, plus je suis à la recherche de plaisirs (qu'ils soient alimentaires, matériels, ou autres), moins je sécrète de sérotonine, et moins je suis heureux.

Le désir naît d'un manque (existentiel, matériel, affectif, émotionnel, ou autre) qu'on cherche à combler dans le but d'être heureux. C'est souvent l'action même de désirer qui est plus stimulante que de celle de satisfaire notre désir. Une fois "acquis" le circuit de récompense est activé, on éprouve du plaisir, on ne ressent plus le manque en question, mais ce n'est pas pour autant que l'on sera heureux. Les désirs ont rarement de limites, des nouveaux, toujours plus "ambitieux" naîtront, pour aboutir à une dose de dopamine toujours plus forte et ainsi de suite. 


BEN MINCE ALORS IL FAUT QUOI POUR ETRE HEUREUX ?

Le bonheur ne dépend que de soi.


Prenons l'exemple de l'idéal de corps :

Magazine, TV, réseaux sociaux, toutes les images véhiculées sont intégrées dans notre inconscient comme un idéal. Si je ne suis pas à cet idéal, alors je suis "hors normes", alors je ne pourrais pas être heureux, alors je ne pourrais pas plaire, alors je ne pourrais pas trouver le travail que je veux...
Certaines personne en IMC obésité auront besoin de 15 kilos de moins pour se sentir pleinement épanouies, même en IMC surpoids.

Certaines personnes en IMC santé auront besoin de 2 kilos de moins pour se retrouver en accord avec leur image.
Et puis, d'autres personnes, quel que soit leur poids, ne se sentiront jamais en accord avec elle mêmes, car le problème ce n'est pas leur corps, ou leur poids. Le problème est bel et bien en elles. Elles ont juste rendu responsable leur corps de leur mal-être. Très souvent des patientes me faisant part de leur historique de poids : "j'aimerais revenir à ** kg, c'était il y a 8 ans et à l'époque je me trouvais grosse, alors que quand je regarde les photos j'étais assez mince, je pense que je me sentirai bien à ce poids." Très souvent, une fois le poids d'il y a 8 ans atteint, la personne ne sera pas satisfaite, car le désir d'un idéal de corps (dont elle n'a elle même pas connaissance) et les attentes qu'elle a vis à vis de cet idéal sont tellement fortes (tous mes soucis disparaîtront, ma vie va changer, je serais enfin heureuse...) qu'elle ne peut que être déçue. Cela signifie qu'elle devrait remettre en question ce qu'elle pensait être la cause de son mal être : ce n'est finalement pas son corps qui en est responsable, mais la cause est bel et bien en elle.

Généralement plusieurs comportements peuvent être observés :

- soit la personne sera dans le déni et continuera de penser que son corps n'est pas assez bien et souhaitera continuer de perdre du poids

- soit elle aura une prise de conscience et entreprendra un travail sur elle même

- soit c'est l'action même de désirer d'atteindre un objectif qui était plus stimulante pour elle que le fait d'y être. Dans ce cas une insatisfaction résidera, elle se trouvera d'autres objectifs dans d'autres domaines, ou souhaitera continuer de perdre, ou bien reprendra du poids.

 

 

Prenons maintenant l'exemple du matérialisme :

 


Bien entendu le niveau de vie influe sur notre bonheur : des études ont prouvé que le bonheur progresse avec l'augmentation du salaire, jusqu'à ce que le salaire atteigne le niveau de vie du pays dans lequel on vit : c'est à dire lorsqu'on peut survenir à ses besoins primaires. Après ce stade, il y a un palier : le fait de gagner plus vous permettra d'accéder à d'avantage de plaisirs mais ne vous rendra pas plus heureux. Ceux qui ont "tout" sont parfois les plus malheureux avec un manque existentiel qu'ils n'arrivent pas à combler. 
Et là encore, cela dépend de notre perception des choses et de nos attentes : si on s'attend à 3 repas par jour on sera triste de n'en avoir qu'un, alors que quelqu'un vivant dans l'insécurité sera heureux d'en avoir un. Etant considéré comme une normalité, un acquis dont on n'a pas conscience, on aspire à d'autres choses que l'on ne possède pas. Un aveugle serait heureux de voir le monde, les merveilles qui nous entoure, alors que nous ne saisissons pas ce bonheur au quotidien, car il est "acquis". Il faut malheureusement parfois perdre quelque chose pour se rendre compte de sa valeur.


POUR CONCLURE

L'alimentation est une source de plaisir ce qui est complètement différent du bonheur !
Vous l'aurez compris, le bonheur est en chacun d'entre nous, il suffit juste de bien vouloir le saisir : autorisez vous d'être heureux, cela ne dépend que de vous !
Soyez libre, sans peurs, et sans attentes, voilà la clef du bonheur ;)

 

 

 

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Catégories
Please reload

Posts Récents
Please reload

Rechercher par Tags
Suivez moi
Pour ne rien manquer 
  • Instagram Social Icon
  • Facebook Basic Square